Histoires de JEA
Christophe Bahuet: De l'Ukraine au Vietnam, le parcours d'un ancien JEA
Christophe Bahuet est un ancien JEA du PNUD en Ukraine (1992-1994). Il est désormais Directeur adjoint de pays du PNUD au Vietnam
Publié dans le Bulletin du PNUD, mars 2007.
État civil : Je suis né à Bordeaux, en France, et j'ai grandi à Bordeaux et à Paris. J'ai vécu dans différentes régions du monde, et ce depuis l'âge de 23 ans. Ma femme est asiatique. Nous avons deux enfants: Aurélien-Xuân, mon fils, a neuf ans et ma fille, Tiphaine Mei Hua, en a six.
Poste:
Directeur adjoint de pays, PNUD Vietnam
Antécédents : J'ai fait le droit, des études en développement, des études d'histoire et de civilisation asiatiques et j'ai étudié les langues d'Asie du Sud-Est. J'ai travaillé en Yougoslavie pour le ministère des Affaires étrangères français, puis j'ai été engagé au PNUD et ne l'ai jamais regretté.
Ma première spécialisation ? Les pays commençant par « U » en anglais : Ukraine, Ouzbékistan et Etats-Unis. J'étais administrateur auxiliaire en Ukraine. C'était juste après l'indépendance, et ce fut une expérience extraordinaire. Au début, nous avions une chambre d'hôtel pour tout bureau. L'Ouzbékistan reste inoubliable, car sa culture et son histoire sont fascinantes.
Quel changement de passer de Tachkent à New York ! Deux postes différents au siège, au Bureau de l'évaluation et au Bureau des partenariats, m'ont permis de bien comprendre le PNUD. La destination suivante fut le Ghana. J'y vis depuis quatre ans et j'ai vraiment aimé mon travail, ce pays et ce peuple.
Je suis très heureux d'entamer le cinquième chapitre de ma collaboration avec le PNUD au Vietnam. Ce pays et cette région occupent une place à part dans mon c½ur.
Plume au chapeau Je suis fier d'arriver à un équilibre entre une vie professionnelle exigeante (et profondément satisfaisante) et une vie personnelle stable, même si ma famille y est pour beaucoup plus que moi-même.
Sur le plan professionnel, les messages empreints d'une sincère gentillesse que j'ai reçus du personnel et de mes collègues chaque fois que j'ai changé de poste représentent la plus belle des récompenses. Ils me donnent l'impression que j'ai accompli quelque chose et réellement donné de moi-même.
Le dernier livre que j'ai aimé : « Cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, parce que c'est si bien écrit ! Je l'ai relu la dernière fois avec la sensation extraordinaire que je revenais en arrière pour pénétrer dans l'univers de Marquez. Je découvre chaque fois de nouvelles merveilles dans ce livre, page après page, et d'une année à l'autre.
« Sous le costume »: Je porte plusieurs casquettes : époux et père, étudiant en diverses langues (c'est ma passion depuis toujours), joueur de foot avec mon fils, cuisinier thaï, collectionneur de films asiatiques. J'apprends aussi la danse écossaise et à jouer de la batterie.
Les gens qui m'inspirent : Quelques-unes des personnes que j'ai rencontrées au cours de ma vie ont été une réelle inspiration pour moi, comme certains de mes professeurs ou de mes collègues au PNUD. Ils m'ont aidé à devenir qui je suis aujourd'hui et à apprendre ce que je suis capable de faire. Je pense qu'il est très important de s'en souvenir.
A ceux qui débutent au sein de l'organisation, je conseillerais simplement qu'ils restent fidèles à eux-mêmes. C'est un privilège de pouvoir travailler pour le PNUD. Il faut parfois se montrer patient et apprendre qu'il faut du temps pour apporter de vrais changements, mais cela fait partie du métier.
Pourquoi tout ça en vaut la peine : Au PNUD, je peux défendre les idéaux et les valeurs qui me sont chers. J'ai travaillé avec des collègues venus du monde entier, et chaque jour apporte une expérience différente. J'y ai trouvé une réelle satisfaction sur le plan professionnel et un enrichissement personnel.

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