Histoires de JEA


Questions-réponses d'une JEA : Caroline Horekens

Caroline Horekens est Jeune experte de l'UNIFEM, financée par la Belgique et en poste en Equateur.

1. Nom

Caroline Horekens

 

2. Lieu d'affectation

Bureau de l'UNIFEM pour la région andine, Équateur

 

3. Pays d'origine ?

La réponse facile est la Belgique ainsi que.. par-ci par-là où j'ai vécu ! Bien que mes parents soient belgo-britanniques, je suis née au Brésil, à Sao Paolo, mais grâce à leurs voyages à travers le monde - dus à leurs carrières professionnelles - j'ai eu (tout comme mon frère et ma s½ur) la chance extraordinaire de grandir en Amérique latine, en Afrique, aux USA, en Australie et en Asie avant de m'installer en Europe pour la première fois à l'âge de 18 ans afin d'étudier à l'Université Libre de Bruxelles, en Belgique.

 

4. Quel a été ton parcours universitaire ?

J'ai étudié les sciences économiques mais j'ai toujours été passionnée par les sciences politiques et les affaires internationales - c'est pourquoi une fois ma spécialisation en économie en poche, je me suis lancée dans une Maîtrise en Relations internationales. Profitant des vacances d'été universitaires pour réaliser des stages dans des organisations internationales, ces expériences se sont révélées des opportunités uniques de saisir un aperçu du « monde réel » pendant mes études, et n'ont fait qu'accroître mon désir de poursuivre une carrière dans le domaine du développement !

 

5. Tes expériences professionnelles avant d'être JEA ?

J'ai débuté, comme tant d'autres, par un stage à l'ONU, à New York (au Conseil de l'Union Européenne aux Nations Unies en septembre 2002). Ce stage fut une opportunité fantastique de travailler dans le domaine des affaires du Conseil de sécurité, et il se révéla être une période unique, exaltante et intense qui me propulsa de plein pied au centre de thèmes qui avaient toujours suscité mon intérêt (la gouvernance, la paix et les conflits, les négociations internationales, les droits humains, etc.).Grâce à l'expérience que j'avais acquise en matière de conflits et de questions d'ordre politique en Afrique, je fus détachée au Kenya, à Nairobi, en 2003 afin d'y travailler comme consultante auprès du Comité d'experts du Secrétaire général sur la Somalie (une expérience formidable de plus !). Mon étape suivante fut comme consultante de deux projets de l'UNIFEM exécutés en Afrique de l'Est. Puis je suis retournée à Bruxelles en 2004 où j'ai travaillé pour un laboratoire d'idées (l'EIAS) de l'UE dans le champ des relations internationales. Comme le désir de mener une activité professionnelle pour l'ONU et de me trouver à nouveau sur le terrain ne s'éteignit jamais, je me suis sentie folle de joie lorsque j'ai vu l'opportunité de solliciter un poste de Jeune experte associée en février 2005. J'étais manifestement encore plus heureuse le 29 septembre suivant au moment d'atterrir dans la splendide ville andine de Quito pour m'embarquer comme JEA dans cette nouvelle aventure.

 

6. Quelle est ta fonction en tant que JEA ?

Je coordonne la section gouvernance au sein du Bureau sous-régional de l'UNIFEM pour la zone andine, ce qui en un mot signifie que je suis chargée des projets de bonne gouvernance et d'édification de la démocratie en Equateur, en Bolivie, au Venezuela, en Colombie et au Pérou. Nous collaborons avec différentes parties prenantes qui vont des groupes de base de la société civile aux autorités gouvernementales en passant par des partenaires de la coopération internationale, et ce dans le but de renforcer la participation au niveau politique de femmes dirigeantes de toute la sous-région.

 

7. Cinq mots au hasard qui te viennent à l'esprit pour évoquer ta première année comme JEA

Enrichissement, enthousiasme, responsabilité, permanence, coopération.

 

8. Quelle est ta réussite professionnelle la plus enrichissante jusqu'à ce jour ?

Il est difficile de répondre à cette question car je pourrais citer, par exemple, un haut fait de ma première année de JEA, qui consista à ébaucher une proposition et à obtenir une subvention du FNUD (Fonds des Nations Unies pour la démocratie) en faveur de l'Equateur ; en même temps, il y des exemples plus terre à terre de la vie quotidienne tels que la participation à des réunions de femmes dirigeantes de communautés rurales locales, dont leur bonheur pour avoir atteint leurs objectifs grâce, en partie, à notre appui et effort est tout aussi gratifiant !

 

9. Des projets pour le futur ?

Je souhaite absolument continuer de travailler au sein des Nations Unies, notamment dans les domaines des affaires politiques, de la sécurité et des droits humains. J'aimerais travailler dans tant de lieux de par le monde que je me sens terriblement exaltée à la simple perspective de ne pas savoir exactement où je serai destinée à l'avenir !

 

10. Quelques conseils pour les futurs JEA ?

Sans aucun doute, le meilleur conseil que je puisse offrir aux « jeunes » experts est de rester ouverts, respectueux, tolérants et compréhensifs envers toute personne avec laquelle il leur sera donné de travailler. Il s'agit d'une opportunité d'apprentissage unique et nous devons travailler dur afin d'accomplir les tâches qui nous sont confiées et que nous apprécions ; nous ne devons cependant jamais perdre de vue le fait que nous continuons d'apprendre et, par conséquent, que nous, JEA, discutions avec un laborieux fermier autochtone sur le terrain ou avec un haut fonctionnaire gouvernemental, ou encore avec un/e stagiaire au bureau, nous devons toujours faire preuve de la même attention empreinte de respect et se mettre à l'écoute des besoins de chacun/e.
Un dernier petit conseil : « travailler avec un sourire n'a jamais fait de mal à personne ».

 

 

 

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