Histoires de JEA


Chisa Mikami:
De Cuba au Guatelama, le parcours d'une ancienne JEA

Chisa Mikami est une ancienne JEA japonaise du PNUD à Cuba (2000-2003). Elle occupe désormais les fonctions de Directrice adjointe du PNUD au Guatemala.

Publié dans le Bulletin du PNUD, juin 2007.

Chisa Mikami

 

État civil :
Née à Osaka, j'ai grandi à Saitama, localité proche de Tokyo. J'ai un frère et deux nièces. Mon mari, René, est ingénieur en mécanique.

 

Poste actuel:
Directrice adjointe du PNUD au Guatemala.

 

Poste précédent:
Chargée des affaires publiques et de la liaison avec la société civile, Bureau de liaison du PNUD à Tokyo.

 

Profil :
Diplômée en études latino-américaines de l'Université de Tokyo, j'ai eu la chance d'étudier une année au Mexique, au cours de laquelle j'ai appris pas mal de choses. Je suis entrée à Citibank Tokyo en 1994 comme comptable. Le travail m'a beaucoup plu, car il y avait une ambiance très professionnelle qui m'a permis d'apprendre les rudiments du métier. En 1997, j'ai reçu une bourse de la Fondation for Advanced Studies on International Development pour étudier les affaires internationales à l'Université de Columbia à New York.

J'ai joint le PNUD comme administratrice auxiliaire en 2000 et j'ai été nommée au bureau de Cuba qui ne disposait pas de moyens financiers suffisants. Cela m'a forcé à me familiariser, au cours des quatre ans et demi que j'y ai passés, avec les questions relatives à la mobilisation des ressources et au VIH/sida. J'y ai également rencontré mon mari, qui travaillait pour la société nationale des chemins de fer. C'est pourquoi Cuba garde une place à part dans mon c½ur.

En 2004, je suis rentrée au Japon pour y joindre le bureau de Tokyo. C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'air du pays; ce retour a en outre permis à mon mari de mieux me connaître. Compte tenu du rôle très actif joué par le bureau de Tokyo dans la mobilisation des ressources et la formation de partenariats, j'ai pu peaufiner mon apprentissage dans ces domaines. Mais j'aime bien changer d'endroit et j'attends avec un grand intérêt de prendre mes nouvelles fonctions au Guatemala.

 

Heure de gloire :
J'ai atteint pas mal d'objectifs, mais je ne peux pas dire que j'ai fait des choses extraordinaires. L'une des réalisations les plus importantes a été la mobilisation de fonds permettant la construction d'un nouveau centre de prévention du HIV/sida dans la périphérie de La Havane. Ce centre est désormais opérationnel, et son directeur a rendu un hommage appuyé au travail de notre équipe, ce que nous avons beaucoup apprécié.

 

Film et livre préférés :
J'aime bien les films de Steven Spielberg. Celui que je préfère est Amistad. L'histoire du film m'a vraiment touché, car, à mon avis, elle capte parfaitement les événements de l'époque. J'aime aussi un poème de Kenji Miyazawa qui s'appelle « Ame ni mo makezu (Ne sois pas vaincu par la pluie) ». Il a surtout écrit pour les enfants, mais la sagacité de son ½uvre est valable aussi pour les grandes personnes. Dans ce poème, il raconte comment il souhaite vivre sa vie et le genre de personne qu'il veut être. Ce poème m'inspire et m'apaise.

 

« Sous le costume »:
J'adore voyager. L'endroit le plus extraordinaire que j'ai jamais visité est le sanctuaire de Machu Picchu, au Pérou. C'est une cité bâtie par le peuple Inca dans les années 1400, qui a été classée Patrimoine mondial de l'UNESCO. Pour se rendre au milieu des ruines, il faut marcher pas mal. Après un moment, on avait l'impression que les ruines flottaient. Il est incroyable qu'on ait pu construire un endroit aussi extraordinaire!

 

Faiblesse :
J'adore manger au restaurant. J'aime aussi le bon vin, le saké et le rhum. Mais la crème glacée reste ma grande passion. Ma préférée est celle aux pépites de chocolat de Häagen-Dazs. J'ai beaucoup apprécié aussi les cafés cubains que j'ai consommés à La Havane. Mais mon dernier repas devrait être préparé par ma mère, car j'adore sa cuisine.

 

Citation préférée :
« Après la pluie, le beau temps ». C'est au lycée que je suis tombée la première fois sur cette citation qui figurait dans l'autobiographie de Lee Iacocca. Je ne l'ai jamais oubliée, et elle m'a aidé à surmonter un nombre d'épreuves.

 

Inspiration :
J'ai beaucoup appris au contact d'Akiko Yuge, mon ancienne chefe au bureau de liaison du PNUD à Tokyo, et de mes collègues et amis.

J'ai l'impression qu'on a tendance à penser aujourd'hui qu'il n'y a qu'une seule manière de faire les choses, une seule façon de réussir et d'être heureux. Mais ce n'est pas vrai. Il y a d'innombrables façons de faire les choses, de contribuer au progrès. Il n'y a pas une solution unique. Si l'on est obnubilé par la destination finale au point d'ignorer les plaisirs du voyage qui vous y mène, on risque de passer à côté de bien des choses.

 

Pourquoi tout ceci en vaut la peine :
Kenji Miyazawa, mon écrivain préféré, a dit qu'on ne peut être heureux que si ceux qui vous entourent le sont aussi. Moi, je suis heureuse et je voudrais faire partager ce bonheur avec les autres. Ayant vu au Mexique des tas de personnes abandonnées à leur sort, il m'est impossible de continuer à vivre comme si rien n'était. Tout le monde devrait pouvoir bénéficier des bienfaits du progrès. Et le PNUD est l'endroit idéal pour réaliser cette ambition.

 

 

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