Histoires de JEA


Questions à un JEA : Francesco Galtieri

Francesco Galtieri est un JEA italien actuellement en poste au PNUD-UNDGO à New York

Francesco Galtieri

 

Informations de base

Nom

Francesco Galtieri

 

Quelle est ton origine ?

Je suis de Matera (déclarée ville du patrimoine mondial par l'Unesco.peut-être un signe) en Italie.

 

Quel type d'études as-tu réalisées ?

Je suis titulaire d'une maîtrise en relations et droit internationaux obtenue au terme d'un doctorat en systèmes politiques et sociaux de l'Afrique contemporaine.

 

L'affectation de Jeune expert associé

Quand et où as-tu travaillé comme JEA ?

Au Bureau du Groupe des Nations Unies pour le développement, sis à New York, de décembre 2006 à juin 2008 (je suis actuellement en route pour commencer une nouvelle affectation onusienne en tant que Spécialiste des pratiques de coordination de l'ONU).

 

En quoi a consisté ta fonction de JEA ?

Je fus d'abord Spécialiste des politiques au sein du Groupe d'appui pour les capacités de coordination à l'UNDGO. Notamment en charge du soutien apporté aux capacités des UNCT à travers la formation et l'apprentissage liés aux diverses initiatives du GNUD (surtout en connexion avec les processus de planification stratégique), puis de l'élaboration de l'information sur les politiques dérivée de la mise en pratique par les UNCT de mesures concernant le système RC, je fus également le point de contact national dans le cadre, d'une part, des activités de coordination pour l'Asie centrale et, d'autre part, du projet pilote « Unis dans l'action » (Tanzanie).

 

Quels mots au hasard te viennent à l'esprit lorsque tu songes à tes années de JEA

Voyages, vu la quantité de déplacements que j'ai dû effectuer afin d'appuyer et de faciliter les processus de programmation au niveau du pays ; PNUAD (Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement) car il fut à la base de mon activité quotidienne pendant mon affectation ; « Occupes t'en stp », ceci est un signe de la confiance que mon superviseur avait en mes capacités pour solutionner certaines des difficultés d'ordre professionnel que notre équipe rencontra tout au long de cette année et demie.

 

Quel est le meilleur souvenir que tu gardes de ta mission de JEA ?

L'un des meilleurs moments dont je me souviens est sans aucun doute celui où j'ai reçu la confirmation de l'affectation car il s'agissait d'une merveilleuse opportunité de rejoindre le DGO (Bureau du Groupe pour le développement) et, par la même occasion, de m'installer à New York. Professionnellement parlant, je pense à la reconnaissance officielle et publique émanant des UNCT au sujet du travail accompli lors de l'accompagnement réalisé au cours du processus de programmation dans deux pays à la situation particulièrement compliquée.

 

Parcours de carrière

Quelle est ta trajectoire professionnelle au sein du PNUD jusqu'à ce jour ?

Je suis entré au PNUD en 2002 comme Volontaire de l'ONU (VNU), occupant la fonction de Spécialiste des communications dans le Groupe de développement local au bureau du Burkina Faso, et mon activité principale consista à promouvoir les OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement). Ensuite, je suis devenu Administrateur de programmes des VNU pour le Burkina Faso, participant à l'animation de l'équipe des Volontaires et gérant quelques projets VNU assortis au processus de décentralisation, à la prévention du VIH/SIDA dans les écoles, sans oublier le travail avec les jeunes marginalisés. Avant de quitter le pays, j'ai dirigé le bureau du Coordonnateur résident durant un an ; c'est dans ce contexte que j'eus la possibilité de me familiariser avec le programme de réforme de l'ONU. Ceci m'incita à rejoindre le DGO où je bénéficie maintenant de l'opportunité de promouvoir le dialogue au sein de la communauté des professionnels de la coordination.

 

De quelle façon ton affectation de JEA a-t-elle configuré ta carrière ?

Vu que je suis arrivé à la fonction de Jeune expert après plus de quatre années passées à l'ONU, j'ai pris la mission comme une bonne opportunité de me joindre au DGO et de faire partie de la communauté des jeunes professionnels des Nations Unies. Je suis heureux d'avoir pu maintenir une certaine cohérence tout au long de ma trajectoire, passant de la gestion et exécution des programmes à la coordination tant au niveau du pays comme du siège.

 

Quels enseignements importants as-tu tiré de ton parcours au PNUD en termes de développement professionnel ainsi que de planification et opportunités de carrière ?

Il y a énormément de travail en cours pour ce qui concerne le réalignement de l'organisation et de ses politiques selon le nouveau contexte de l'aide au développement, et sur la position de l'ONU dans ce domaine. Je pense qu'il faut porter l'accent sur la mise en œuvre de stratégies de ressources humaines qui prennent en considération la gestion des aptitudes, la compétence du personnel et les perspectives de carrière. La flexibilité en matière de financement de postes ne doit pas affecter les attentes professionnelles des personnes compétentes, sinon il deviendra très difficile de les retenir.

 

Où trouves-tu la motivation pour travailler dans le domaine du développement ?

Contribuer à la mécanique du monde donne beaucoup de sens et, à cet égard, il convient de mettre l'accent sur l'amélioration de la vie des gens. Je comprends parfaitement les nombreux défis que comportent les processus de développement, cependant le système de l'aide multilatérale - et notamment celui de l'ONU, dû à notre nature non-exclusive et notre politique d'adhésion ouverte à tous - doit inciter à des choix raisonnables, soulignant parfois certaines contradictions affectant les politiques de développement mises en pratique par quelques-uns de nos États membres.

 

Quelle est ta réussite professionnelle la plus enrichissante jusqu'à présent ?

En fait, surtout pendant mon temps aux VNU, j'en ai connu plusieurs. Les accomplissements dans le cadre de la réalisation des programmes communautaires sont probablement les plus significatifs et les plus faciles à mémoriser car ils produisent un effet immédiat sur les visages des bénéficiaires, lesquels arborent alors un large sourire. Je mettrai particulièrement en exergue le taux de succès atteint par les jeunes marginalisés de la rue, à qui un de nos programmes VNU apporta une aide précieuse leur permettant de terminer leur parcours de formation professionnelle.

 

Quel type de conseils donnerais-tu aux JEA ?

Il est difficile d'en dispenser parce que nos expériences peuvent différer considérablement. Je pense néanmoins que l'on devrait toujours être optimiste et apporter une contribution positive afin de résoudre certains des problèmes inhérents à notre système. J'ai toujours aimé l'idée suggérée par Lord Baden-Powell, le fondateur du mouvement scout, qui préconisait de se débarrasser de la particule « im- » dans le mot « impossible ». Et je crois en effet que le système nécessite peut-être l'énergie et les idées nouvelles des « jeunes loups ».

 

À propos.

Ton jour de gloire :

À mon avis, il est trop tôt pour en avoir un. Il me reste tant à apprendre et sur quoi travailler... Jusqu'ici, je me suis senti heureux et récompensé chaque fois que j'ai eu le sentiment d'avoir accompli ce que l'on attendait de moi, et de l'avoir bien accompli. Je me réjouis d'avoir trouvé sur mon chemin des collègues et des superviseurs enthousiasmants, lesquels me firent sentir apprécié et m'aidèrent à évoluer en tant que professionnel.

 

Ton livre préféré parmi ceux que tu as lus dernièrement :

« Il giorno in più » (« Le jour additionnel ») de Fabio Volo, un jeune comédien italien qui est également un excellent auteur. Le livre évoque de nombreux sentiments et idées avec lesquels je m'identifie.

 

Au-delà du costume :

Un maillot de bain pour m'entraîner ; un piano pour jouer et m'entretenir avec quelque chose que j'adore, la musique ; une paire de chaussures confortables pour me promener et découvrir le monde.

 

Ta citation favorite :

« S'il y a une solution, pourquoi s'inquiéter ? S'il n'y a pas de solution, pourquoi s'inquiéter ? » Aristote. Le nombre de fois que cette citation a trotté dans ma tête.

 

Ta source d'inspiration :

La Charte des Nations Unions. Simple comme elle est, complexe comme elle est.

 

 

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