Histoires de JEA
Hakan Bjorkman: De la Suisse à l'Indonésie, le parcours d'un ancien JEA
Hakan Bjorkman est un ancien JEA du VNU en Suisse (1988-1989). Il est désormais Directeur de pays du PNUD en Indonésie.
Publié dans le Bulletin du PNUD, mai 2007.
État civil : Je suis né en Suède, mais j'ai grandi à Bruxelles, en Belgique. Mon père a pris sa retraite après une carrière dans les affaires, et ma mère, qui avait suivi une formation d'ingénieur chimique, a choisi la profession d'enseignante. J'ai deux s½urs, trois neveux, une nièce et deux petites-nièces. Je vis avec mon partenaire Banjoed et notre chien, Deejay, un terrier Jack Russell très nerveux.
Poste actuel:
Directeur de pays du PNUD Indonésie à Jakarta.
Poste précédent:
Représentant résident adjoint du PNUD en Thaïlande.
Profil : J'ai étudié les sciences politiques à l'Université de Leeds, au Royaume-Uni et ai obtenu une maîtrise de relations internationales et de politique commerciale à l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. Lorsque j'étais étudiant à Genève, j'ai eu toute une série d'emplois à temps partiel pour gagner ma vie. J'ai travaillé dans un atelier de reliure et j'ai utilisé du gros matériel. J'ai également conduit un car pour un centre pour personnes âgées souffrant de pertes de mémoire. J'allais les chercher chez elles tous les matins, mais comme elles ne se souvenaient pas de m'avoir vu la veille, je devais les persuader de monter dans le car, ce qui était un travail difficile.
J'ai commencé à travailler au PNUD en 1988 en tant qu'administrateur auxiliaire avec les Volontaires des Nations Unies. J'ai eu mon premier poste sur le terrain au Laos en tant que Représentant résident assistant. J'y suis resté quatre ans. Le Laos était un pays très serein et très isolé. Un jour, lors d'une visite sur le site d'un projet, je me suis écarté du groupe et j'ai trébuché sur une mine antipersonnel ! Elle a roulé devant moi mais n'a pas explosé. Je n'ai donc rien eu.
En 1995, je me suis rendu à New York pour travailler au Bureau du Rapport mondial sur le développement humain. C'était là un emploi tout à fait différent. En 1998, je suis allé au Bureau nordique de liaison à Copenhague. Je voulais travailler dans ce poste d'affectation car ma mère était tombée gravement malade et je voulais être à proximité. Je suis très reconnaissant au PNUD d'avoir pu faire cela. Ensuite, je suis retourné à New York travailler en tant que conseiller principal pour le VIH/sida au Bureau des politiques de développement.
En 2002, je me suis rendu en Thaïlande où je suis resté quatre ans et demi. Et maintenant, je suis en Indonésie. J'au donc vécu dans neuf pays.
Apothéose : J'ai encore des choses à faire, mais j'ai accompli un certain nombre de choses dont je suis fier. Par exemple, j'ai contribué au lancement du programme lao de déminage des engins non explosés de la guerre du Viet Nam , ou « la guerre américaine » comme ils disent ici. J'ai écrit un chapitre controversé intitulé « Les politiques d'éradication de la pauvreté » dans le Rapport mondial sur le développement humain de 1997, qui a suscité beaucoup d'attention. Je suis fier également d'avoir fait du PNUD un partenaire important du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme lorsqu'il a été établi en 2001-2002. En Thaïlande, je crois que je me suis bien acquitté de ma tâche de gestionnaire de l'assistance fournie par le PNUD à la suite du tsunami. Mais pour ce qui est de « l'apothéose » de ma carrière, permettez-moi de réserver cela à plus tard...
Livre préféré : « Krakatoa » de Simon Winchester. Krakatoa est une île volcanique située entre les îles de Java et Sumatra en Indonésie. Le Krakatoa a explosé en 1883. J'aime ce livre car il contient de nombreux détails historiques et est plein de suspense. Et maintenant que je suis en Indonésie, j'aimerais bien aller le visiter.
« Sous le costume »: Je suis fou de ski alpin, et j'adore également la photographie. En fait, le ski alpin est une obsession. J'adore être près de la nature et j'aime le frisson que cela me procure. J'adore la pureté de l'air cristallin, surtout lorsque le soleil brille après une chute de neige, lorsque je skie le long des arbres sur plusieurs pieds de neige. Je n'ai plus le temps de penser au travail ; je ne pense qu'à arriver au bout de ma course, et croyez-moi, il n'existe pas de meilleur moyen de se détendre. Malheureusement, les occasions de skier sont rares à Jakarta.
Caprice : Faire chaque année en avion la moitié du globe avec mon chien pour aller skier dans le Wyoming.
Citation préférée : Friedrich Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». Quand une situation devient difficile, cette citation me rassure.
Inspiration : Mon père a toujours été mon modèle. Il possède une curiosité insatiable, et je tiens de lui ce désir de savoir et de découvrir. Il a 87 ans et se trouve actuellement à Florence où il suit un cours d'italien.
Il est très important, lorsque l'on travaille, de ne pas perdre de vue ce qui est important. On se perd dans la paperasserie bureaucratique et on oublie qu'on apporte son concours à quelque chose de très important et que les enjeux sont élevés. Il existe des obstacles bureaucratiques au PNUD, bien entendu, mais comme le Programme est très décentralisé, il permet également de faire montre de créativité et d'esprit d'initiative.
Pourquoi tout ceci en vaut la peine : Je travaille pour le PNUD pour deux raisons. Premièrement, le Programme me donne une chance exceptionnelle de faire une différence. Il me motive et me dynamise. Deuxièmement, je travaille avec des personnes remarquables. Le PNUD est comme une énorme famille, un peu dysfonctionnelle peut-être, comme toutes les famille, mais ce n'en est pas moins une famille. Nous travaillons dur, nous partageons nos joies et nos peines et nous devenons très proches les uns des autres. Je suis chez moi au PNUD.

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