Histoires de JEA


Inyang Ebong-Harstrup:
De JEA en Tanzanie au poste de Directrice associée d'UNDGO

Ancienne JEA du PNUD en Tanzanie (1990-1992), Inyang Ebong-Harstrup occupe désormais les fonctions de Directrice associée du Bureau du Groupe des Nations Unies pour le développement à New York.

Publié dans le Bulletin du PNUD, février 2007.

Inyang Ebong-Harstrup

 

L'essentiel :
Je suis nigérienne et canadienne. Mon père a commencé sa carrière au ministère des Affaires étrangères, ce qui explique que je sois née au Canada. Il quitta le Nigeria en 1965 pour travailler pour le gouvernement, et j'ai ensuite vécu et grandi à Londres et Lagos. Ici à New York, je vis avec mes deux fils, Haakon (14 ans) et Magnus-Aleksander (10 ans).

 

Poste actuel:
Directrice associée du Bureau du Groupe des Nations Unies pour le développement à New York.

 

Poste précédent:
Coordonnateur résident et représentant résident à Trinité-et-Tobago. J'ai également couvert le Suriname, les Antilles néerlandaises et Aruba.

 

Profil :
Je suis historienne de formation. J'ai obtenu ma licence au Bryn Mawr College de Pennsylvanie et mon doctorat à l'Université d'Edinburgh en Ecosse. Ma carrière témoigne de l'importance qu'il y a à persévérer. J'ai commencé en tant que JEA canadienne en Tanzanie en 1988. J'ai ensuite travaillé en Ethiopie pendant trois ans puis à New York pendant cinq ans en tant que conseiller politique, avant de revenir en Tanzanie où j'ai travaillé comme Représentant résident adjoint et par intérim pendant 11 mois. Je me suis ensuite rendue à Trinité-et-Tobago. Mes premières années au PNUD ont été difficiles car il fallait y faire son trou, mais j'ai été persévérante.

Les gens ont tendance à penser que des postes comme ceux-ci vous sont offerts sur un plateau : rien n'est plus faux. Rester au sein du PNUD et du système des Nations Unies est une question de caractère, de détermination et de solide croyance en l'organisation. J'ai également toujours été persuadée qu'en tant que personne venant du Sud, je devais avoir la latitude et le droit de contribuer à la mission de développement de l'organisation, notamment en Afrique.

Pour moi, ce sont les années passées au sein des Bureaux de pays qui m'ont offert les expériences les plus gratifiantes. Si vous êtes créatif et engagé, vous pouvez être très utile sur le terrain. Cela étant, je suis très heureuse de travailler dans le cadre de ma mission actuelle à New York, car nous sommes au coeur de tout le débat sur la réforme des Nations Unies et sur la pertinence de cette institution dans les années à venir. J'aime le PNUD pour l'ampleur de son mandat. Et au fil des années, le PNUD est passé d'un rôle de gestionnaire de fonds à celui d'une organisation de développement pleine d'idées et de créativité. La publication des Rapports sur le développement humain de même que ses positions sur la réduction de la pauvreté et la gouvernance ne peuvent être que saluées, et aujourd'hui, les OMD font peser sur chacun de nous une grande responsabilité.

 

Heure de gloire :
Nous avons aidé à faire venir plus de 100 docteurs des VNU à Trinidad afin d'appuyer les services de santé publique nationaux. Le programme s'est élargi, et ultérieurement, nous avons été en mesure de faire venir des ingénieurs, des architectes et des planificateurs éducatifs en vue de travailler au service des populations des deux îles. Cette initiative de renforcement institutionnel du secteur de la santé a débuté en 2003 et se poursuit. Elle a changé la manière dont les habitants de Trinité considèrent le PNUD et le système des Nations Unies dans leur pays de même que leur vision de ce qu'il peut faire pour un pays à revenu intermédiaire comme Trinité, où ils pensaient que les Nations Unies n'étaient plus pertinents. Nous leur avons montré comment nous pouvions nous rendre utiles au niveau de l'équité et de la fourniture de services.

Sur une note plus personnelle, élever mes enfants en tant que parent unique a été une grande réalisation pour moi. Réussir à équilibrer ma vie professionnelle et familiale constitue toujours un défi, et je suis fière de réussir à gérer cette situation.

 

Dernier bon livre lu :
« The Other Side » de Silvia Brown. Le livre parle de la vie après la mort. Il m'a aidé à faire face à des disparitions et à la perspective de ma propre mortalité.

 

« Derrière le costume »:
Je passe la plus grande partie de mon temps libre avec mes enfants. Mais j'aime également aller au cinéma et être avec mes amis. Je me suis fait des amis au sein du système très tôt dans ma carrière, et nous avons fait le chemin ensemble.

 

Modèle :
J'ai toujours eu des superviseurs qui m'ont encouragée. J'ai eu beaucoup de chance à cet égard. Je deviens en outre plus confiante avec les années. J'observe beaucoup de changements au sein de l'organisation. Il y a beaucoup de gens jeunes, ce qui est positif, et la haute direction est beaucoup plus ouverte que par le passé. J'essaie de les aider à mon tour. Le plus important est de travailler dur. Avoir un bon sens politique ou de la chance joue parfois un rôle, mais c'est seulement grâce à un travail acharné que l'on arrive à établir les bases de la réussite.

 

Pourquoi tout ceci en vaut la peine :
Je pense fondamentalement que si les Nations Unies n'existaient pas, nous devrions les inventer ! Les Nations Unies sont l'une des plus importantes inventions du 20ème siècle et ont accompli beaucoup. Je travaille au PNUD car j'aime contribuer aux efforts déployés au niveau mondial pour rendre l'existence de la race humaine meilleure, quels que soient le sexe, la race ou la religion.

 

 

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