Histoires de JEA


Walid Badawi :
De l'Indonésie à l'Iraq, le parcours d'un ancien JEA

Ancien JEA du PNUD en Indonésie, Walid Badawi occupe les fonctions de représentant résident adjoint au programme pour l'Iraq.

Publié dans le Bulletin du PNUD, mars 2007.

Jo Scheuer

 

L'essentiel :
Je suis né au Caire, en Egypte, en 1969. Mon père était diplomate de carrière, ce qui explique que j'aie passé mon enfance à gauche et à droite, même si je suis resté beaucoup de temps à New York. J'ai également vécu au Portugal, à Londres et en Egypte. Mon épouse Laila et moi-même avons deux garçons. Tarek a 4 ans, Taymour 1 an.

 

Poste actuel :
Représentant résident adjoint au programme pour l'Iraq

 

Poste précédent :
Directeur adjoint du programme d'aide au peuple palestinien (PAPP), Conseiller principal pour les questions politiques auprès du directeur du Bureau régional pour les Etats arabes et Conseiller régional pour les programmes pour le VIH/sida du PNUD à New-York

 

Son histoire :
Je suis un « Onusien » de troisième génération. Mon grand-père était à la tête de la délégation égyptienne participant à la Conférence de San Francisco de 1945, au cours de laquelle les Nations Unies ont été créées. Il a été en fait l'un des 50 signataires originaux de la Charte des Nations Unies, en tant que ministre des Affaires étrangères de l'Egypte. Il devint ensuite juge au sein de la Cour internationale de justice de la Hayes. Mon père a également servi aux Nations Unies, mais pour le gouvernement égyptien. Il a pris sa retraite comme ambassadeur d'Egypte auprès des Nations Unies en 1990. On peut donc dire que j'ai été « nourri au lait des Nations Unies ». Trouver ma voie aux Nations Unies était en ce qui me concerne une obligation et un engagement familial.

J'ai fait mes débuts comme guide touristique aux Nations Unies pour le Département de l'information pendant deux ans, avant d'obtenir ma maîtrise à Thunderbird en Arizona. J'ai ensuite travaillé au PNUD-Indonésie pendant six ans et demi. J'ai été administrateur auxiliaire financé par les Pays-Bas pendant les deux premières années, puis ai travaillé dans le cadre de toutes sortes de contrats, parmi lesquels des accords de services spéciaux (SSA), des engagements pour une durée limitée (ALD) ainsi que des contrats de service. En 1999, j'ai déménagé en Egypte et suis devenu administrateur recruté sur le plan national pour le PNUD, avant de m'installer à New York afin de rejoindre le Bureau régional des Etats arabes.

 

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Heure de gloire :
Mark Malloch Brown a appelé un jour le Programme d'aide au peuple palestinien « l'un des programmes les plus impressionnants jamais menés par le PNUD où que ce soit dans le monde » et je me sens très privilégié d'avoir été associé à une telle initiative-phare, qui restaure notre foi dans les Nations Unies en Indonésie. J'ai participé à l'équipe centrale des élections et eu l'opportunité de former plus de 2,7 millions d'employés des bureaux de vote dans tout le pays. Ce fut une entreprise remarquable, qui a permis d'unifier le pays à un moment où il était au bord de la dislocation. Je me sens également fier d'avoir été en mesure de mettre en place le programme VIH/sida dans les Etats arabes, programme qui a généré un mouvement social massif en vue de rompre le silence.

 

Dernier livre lu et apprécié :
La Paix, pas l'apartheid de l'ex-Président Jimmy Carter. C'est un brillant récit de l'histoire du conflit au Moyen-Orient, écrit par l'homme qui a intimement participé à forger l'Accord de Camp David.

 

Derrière le costume :
J'ai été joueur de squash professionnel, et ce sport a occupé une grande partie de ma vie. J'ai évolué au sein des équipes égyptiennes et indonésiennes. Malheureusement, je ne joue plus en raison de problèmes de dos. Et désormais je consacre toute mon énergie à ma famille. Je suis très fier d'être père. Ma femme et mes enfants sont formidables, et ils sont la plus grande joie de ma vie.

 

 

Inspiration :
Mon père m'a servi de repère tout au long de ma carrière. Sa sagesse, son intelligence et son humilité m'ont beaucoup apporté. Il m'a également appris à penser de manière analytique, à prendre des décisions et à ne pas porter des jugements catégoriques sur les choses. Et surtout, il m'a appris à me respecter moi-même ainsi qu'à respecter les autres.

On rencontre beaucoup de frustrations sur le chemin des Nations Unies. Lorsque j'étais en Indonésie, j'ai accumulé environ 20 contrats à court terme pendant plus de 4 ans. A chaque fois que mon contrat était renouvelé pour une période de deux, trois ou quatre semaines, je ne savais pas s'il allait être de nouveau prolongé à son terme. Ceci peut être très déstabilisant, même si cela fait partie du jeu. Chacun d'entre nous doit en passer par là à un moment ou à un autre. Quand on souscrit aux fondements de cette organisation, il est important de ne jamais baissez les bras.

 

Pourquoi tout ça en vaut la peine :
Il n'y a pas de plus grande satisfaction que d'aller vous coucher en sachant que vous avez fait de votre mieux pour rendre le monde plus agréable à vivre. Vous dormez la conscience tranquille. La plus grande stimulation de travailler pour le PNUD réside dans les gens que vous rencontrez et avec qui vous travaillez. Ils viennent du monde entier et sont passionnés et dévoués.

 

 

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