Histoires de JEA
Le parcours captivant qui mène au siège :
Marta Ruedas rejoint le Bureau Régional pour l'Europe orientale et la CEI
Publié dans le Bulletin du PNUD en juin 2003
"Peut-être est-il significatif que je commence le jour de la commémoration de la prise de la
Bastille, commente, songeuse, Marta Ruedas, nouvelle Directrice adjointe du BRECEI, qui rejoint
le Bureau le 14 juillet. "Après toutes ces années de travail sur le terrain, j'ai quelque part
l'impression de prendre le palais."
Elle plaisante, bien sûr. Néanmoins, alors qu'elle s'embarque dans son nouveau poste au siège,
Marta, 38 ans, admet un sentiment d'ambivalence malgré son enthousiasme pour ce poste.
"Ma philosophie sur le terrain était d'éviter autant que possible tout contact avec le siège,
dit-elle. Pendant des années, je l'ai perçu comme une bureaucratie rigide et centralisée. Mais
j'ai aussi vécu le grand changement vers l'amélioration et ce sera intéressant maintenant d'en
faire partie. La rationalisation des processus de fonctionnement, l'évaluation des résultats -
c'est maintenant le bon moment pour rejoindre le siège".
Se définissant elle-même comme "marmot de l'ONU", Marta a passé sa jeunesse à voyager avec sa
famille puisque son père travaillait dans l'administration des Nations Unies. Leurs séjours en
Thaïlande, en Suisse et à New York l'ont amenée loin de son Espagne natale. Après l'université,
elle a mis un pied dans le secteur privé avant d'être sélectionnée comme l'une des cinq premiers
Jeunes experts associés de l'Espagne. "Et depuis, je n'ai pas regardé en arrière" ajoute-t-elle.
Le parcours entre sa première mission de JEA au Mexique et le BRECEI à New York a été aussi
stimulant que captivant. Après le Mexique elle est allée en Mongolie, un pays, dit-elle, qui avait
peu en commun avec le précédent hormis le fait qu'il commence aussi par un "M" ! Ensuite, après
un an passé à New York, elle est retournée sur le terrain en tant que Représentante du PNUD dans
un projet pilote de "bureau de l'ONU intégré" en Géorgie.
Elle a ensuite travaillé comme Représentante résidente adjointe intérimaire au Kirghizstan et
comme Représentante résidente adjointe en Bolivie. Après avoir terminé son Evaluation de
compétences et résultats, elle est devenue Représentante résidente à São Tomé et Príncipe et
plus tard en Bulgarie.
"J'ai eu la chance pendant toute ma carrière de travailler dans des bureaux où les superviseurs
adoraient enseigner et où les projets étaient stimulants, remarque-t-elle. "On ne s'ennuie jamais
sur le terrain".
Le Directeur du BRECEI, Kalman Mizsei souligne la riche connaissance du PNUD et l'expérience
en développement que Marta Ruedas apporte au bureau.
"Elle a déjà travaillé dans trois des cinq régions d'activité du PNUD, ce qui est assez
extraordinaire. Elle parle couramment le russe ainsi que d'autres langues, elle est fort
intelligente et a de l'énergie à revendre. Elle sera la bienvenue dans notre équipe".
Marta compare son travail en matière de développement aux mots croisés qu'elle aime faire
pendant son temps libre. "Parfois il faut faire le lien entre deux informations apparemment
indépendantes, dit-elle. On arrive dans un pays et on voit ce que le PNUD peut apporter, comment
on peut aider. Quelles ressources peut-on mobiliser, comment peut-on structurer nos services ?
Les réponses sont toujours différentes. Comme pour les mots croisés, on ressent une vraie
satisfaction quand tout devient plus clair - quand les gens eux-mêmes saisissent une solution et
obtiennent des résultats pour le développement. C'est une belle récompense".
La flexibilité et l'innovation sont, parmi les connaissances aiguisées sur le terrain,
les composantes que Marta a l'intention de mettre en place au sein du BRECEI. "C'est un bureau très
dynamique, dit-elle. A chaque fois que nous nous rassemblons avec les Représentants résidents,
nous nous apercevons que tous essaient de mettre en pratique de nouvelles idées. Il y a beaucoup
d'énergie créative entre nous et j'aurai grand plaisir à jouer un rôle dans le développement des
politiques du PNUD selon une perspective régionale."
Quant aux activités quotidiennes spécifiques, Marta dit qu'elle garde l'esprit ouvert.
"Lorsque j'y serai, je verrai comment m'intégrer au mieux, dit-elle. Ce sera une nouvelle arène
pour moi et je m'en réjouis."

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