Histoires de JEA
Marta Ruedas: Du Mexique au Liban, le parcours d'une ancienne JEA
Ancienne JEA du PNUD au Mexique, Marta Ruedas occupe les fonctions de Coordonnateur adjoint spécial, Coordonnateur résident et Représentant résident au PNUD-Liban.
Publié dans le Bulletin du PNUD, septembre 2007.
L'essentiel : Je suis née à Madrid, en Espagne. Je suis issue d'une famille travaillant pour les Nations Unies, ce qui explique que nous ayons tant voyagé. Et je n'ai jamais vécu quelque part plus de cinq ans. J'ai deux frères qui sont universitaires, et ma s½ur travaille pour le Programme alimentaire mondial. Je n'ai pas encore ma famille à moi, ce qui fait de moi, en un sens, une employée des Nations Unies modèle !
Poste actuel : Coordonnateur adjoint spécial pour le Liban, Coordonnateur résident et Représentant résident au PNUD-Liban
Poste précédent : Directeur adjoint du Bureau régional pour l'Europe et la Communauté d'Etats indépendants, à New York
Son histoire : J'ai étudié les relations internationales à la Cornell University et à la Columbia University. A la fin de mes études, je me suis mis à travailler pour une société privée basée à San Diego, et je me suis vraiment sentie comme une vendeuse de seconde zone. Tout de suite après, l'Espagne s'est pour la première fois mis à parrainer les Jeunes experts associés, et j'ai décidé de poser ma candidature. Les choses étaient beaucoup plus faciles à l'époque : il y avait genre cinq candidats pour six postes !
Mon premier lieu d'affectation a été le Mexique, pays que j'ai adoré. J'ai acheté une petite voiture minable et voyagé tous les week-ends : la mine d'endroits à visiter est inépuisable, et chacun a ses propres caractéristiques bien particulières. Après le Mexique, je me suis installée en Mongolie, où nous avons eu le premier Représentant résident non-russe après la première élection jamais organisée dans le pays. Entre 1992 et 2003, j'ai travaillé au sein des bureaux de pays de Georgie, du Kirghizstan, de Sao Tomé-et-Principe, de Bolivie et de Bulgarie, autant d'endroits qui me sont tous chers pour diverses raisons. Les gens y sont tous formidables, et chaque pays regorge d'histoires passionnantes.
Je travaille pour le PNUD depuis maintenant 19 ans : les Nations Unies font partie intégrante de ce que je suis. Ma prochaine mission au Liban me donnera également l'occasion d'explorer les aspects politiques des travaux des Nations Unies, j'ai donc hâte de commencer
Chose la plus difficile que j'aie eu à faire : C'est difficile à dire. Mais je suppose que travailler dans cette société à San Diego n'était pas chose facile, parce que je n'aimais vraiment pas ce que je faisais.
Heure de gloire : Je pense qu'il est mieux d'attendre la retraite avant de répondre à cette question. Et même à ce moment-là, personne ne sait ce qui peut advenir après !
Dernier livre lu et apprécié : J'aime toutes sortes de livres. Même si j'apprécie plus particulièrement les histoires qui ne relèvent pas de la fiction, comme les livres d'histoires et les biographies, j'aime parfois aussi la science-fiction. Tout dépend de mon humeur.
Derrière le costume : J'aime courir car c'est un sport qui peut se pratiquer n'importe où et n'exige pas d'équipement particulier. Mais j'ai une tendinite pour l'instant, après avoir couru dans les collines lorsque j'ai été rendre visite à mes parents en Espagne il y a quelques semaines. Je fais de l'exercice car cela me permet de manger ce que je veux. Je pense que ma cuisine préférée est la cuisine espagnole car elle évoque mon « chez moi » : cela me réconforte. Mais j'apprécie aussi un certain nombre d'autres cuisines, dont la cuisine libanaise, et j'ai hâte de découvrir cet aspect-là également grâce à mon nouveau travail. Aimant manger, je suis plutôt un cordon bleu.
Souvenir le plus cher : Il y a un petit village de pêcheurs du nom de San Cipirian au nord de l'Espagne, où nous avions l'habitude de passer nos vacances tous les étés. C'était tout petit et tout le monde se connaissait. Pour un enfant, il y avait beaucoup de choses excitantes à faire là-bas, même si quand j'y repense aujourd'hui, il n'y avait finalement pas tant de choses à faire que ça !
Petits plaisirs : Je possède beaucoup de livres d'art et de photographies, c'est mon péché mignon. Je prends les photos des endroits où je vais et je collectionne les dessins et les tableaux des artistes locaux.
Inspiration : J'ai travaillé aux côtés de nombreux représentants résidents efficaces et de quelques-uns qui l'étaient moins. Et on tire des leçons intéressantes de l'un et de l'autre : les premiers vous montrent comment faire les choses, les autres ce que vous ne devez pas faire.
Le plus important est de faire ce qui est bon pour vous. Ma s½ur, par exemple, travaille pour le Programme alimentaire mondial car, à ses yeux, il est plus gratifiant de travailler directement avec les gens sur le terrain que de le faire au niveau politique. Chacun ses goûts, et tout le monde peut trouver ce qui lui correspond.
Pourquoi tout ça en vaut la peine : Travailler au PNUD est une expérience gratifiante, en particulier parce que ce que nous faisons a un véritable impact sur la vie des gens. C'est cela qui est le plus important pour moi.

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