Histoires de JEA


Toshihiro Nakamura :
Du Timor Leste au Sierra Leone, le parcours d'un ancien JEA

Toshihiro Nakamura est un ancien JEA du PNUD au Timor Leste (2002-2004). Il est désormais Représentant résident assistant du PNUD au Sierra Leone

Publié dans le Bulletin du PNUD, août 2007.

Toshihiro Nakamura

 

État civil :
Le cadet de trois garçons, j'ai grandi à Osaka au Japon.

 

Poste actuel:
Représentant résident assistant, Freetown (Sierra Leone)

 

Poste précédent:
Représentant résident assistant du PNUD en Indonésie et chef du Groupe de la planification, du suivi et de l'évaluation.

 

Profil :
J'ai étudié le droit à l'Université de Kyoto (Japon) et les sciences politiques à la London School of Economics. J'ai toujours été intéressé par l'Organisation des Nations Unies, aussi, après avoir obtenu ma maîtrise, j'ai fait un stage au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, à Genève, mais j'ai constaté que l'ONU n'était pas aussi efficace que je l'aurais pensé - certaines personnes prenaient de longues pause-café, quatre à cinq fois par jour. D'autres ne semblaient pas mues par le sentiment que l'ONU avait une mission à accomplir.

Je savais qu'un jour, je voudrais travailler à l'ONU, mais je souhaitais également acquérir une expérience dans le secteur privé. Je suis donc allé travailler pour McKinsey & Company à Tokyo en qualité de consultant-affaires. Ce fut pour moi une expérience pleine d'humilité. Je croyais avoir beaucoup de connaissances, mais il s'avéra qu'en fait je ne savais rien et que j'étais complètement inutile! Les deux années que j'ai passées à McKinsey m'ont appris le professionnalisme.

Ensuite, j'ai rejoint la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Timor-Leste. J'ai d'abord occupé le poste d'assistant du représentant spécial adjoint, puis d'administrateur du PNUD chargé de la gouvernance et du renforcement des capacités. C'était juste après l'indépendance, et il régnait dans le pays et parmi mes collègues un sentiment d'espoir et une grande énergie. Après avoir passé deux ans au Timor-Leste, j'ai rejoint le Programme de perfectionnement des cadres à Genève, au Bureau de la prévention des crises et du relèvement. En 2005, je me suis rendu en Indonésie pour travailler sur le relèvement à la suite du tsunami - j'ai également mis en place le Groupe de la planification, du suivi et de l'évaluation du PNUD en Indonésie. Et maintenant, je suis à Freetown.

 

Heure de gloire :
L'évaluation conjointe du tsunami que nous avons faite au PNUD en collaboration avec nos collègues de la Banque mondiale, l'Agence allemande de développement GTZ et la Banque asiatique de développement est sans doute à mettre au compte d'un bon accomplissement. Nous avons tout mis en place, y compris un ajustement aux méthodologies d'évaluation et à la collecte de données. Je suis heureux également d'avoir reçu le prix de la meilleure définition de la gouvernance démocratique au PNUD en 2006.

 

Le dernier livre que j'ai aimé :
Le livre de Stephen Young, « Micromessaging », m'a beaucoup intéressé. Il décrit la façon dont certaines personnes en traitent d'autres inconsciemment en utilisant des tons de voix ou en faisant certains gestes, et comment tout ceci peut influer sur le moral et la productivité sur le lieu de travail. Si vous voulez savoir si ce livre m'a aidé à devenir un meilleur gestionnaire, il faudra vous adresser à mes collègues.

 

Passe-temps favori :
J'étais membre d'un un groupe de Bossa Nova qui s'appelait M.T.V., ainsi nommé d'après les initiales de ses trois membres (Matthias, Toshi et Véronique). J'étais à la guitare, un instrument dont j'ai appris à jouer à 14 ans et qui est très amusant.

 

 

Caprice :
J'aime différents types de saké, la boisson japonaise. De même que pour le vin, il existe un très grand nombre de goûts différents, selon l'eau de riz utilisée. L'année dernière, j'ai visité des brasseries de saké à Kyoto.

 

Les gens qui m'inspirent :
Je n'ai pas eu de mentor particulier ou de modèle que j'ai cherché à imiter, mais j'ai toujours su tirer des enseignements de mes amis et collègues. D'une certaine manière, chaque personne qui m'entoure est un mentor.

Lorsque vous travaillez pour une grande organisation comme le PNUD, il est important, à mon avis, de garder le même niveau de motivation et d'énergie que vous aviez lorsque vous êtes venu travailler pour l'organisation. Ce n'est pas facile, mais c'est la meilleure façon de maintenir vos perspectives et votre professionnalisme sans vous embourber dans des choses moins importantes telles que les problèmes de politique interne.

 

Pourquoi tout ça en vaut la peine :
Au PNUD, on ne fait pas un travail typique, mais un travail qui nous permet de faire du bien à la société et aux êtres humains. C'est un travail qui m'a donné la possibilité de vivre dans beaucoup d'endroits différents et de rencontrer des personnes d'horizons très divers. Et je crois que cette expérience m'aidera un jour à mieux comprendre pourquoi nous sommes ici

 

 

Commentaires ou suggestions? Veuillez contacter l'administrateur