PrésentationHistoriqueLancé en 1963, le Programme des Jeunes experts associés (JEA) offre aux jeunes professionnels désireux de faire carrière dans le secteur du développement une expérience concrète dans la coopération technique multilatérale. En effet, le Programme des JEA se conçoit comme une forme d'aide au développement menée au travers du système des Nations Unies au bénéfice notamment des pays les moins avancés. D'autre part, le programme peut également soutenir des objectifs spécifiques du donateur dans le cadre de la promotion et de la mise en perspective de certains domaines prioritaires au sein des pays ciblés. Habituellement, les Jeunes experts travaillent essentiellement dans un des bureaux de pays appartenant aux agences de l'ONU participantes et situés dans les pays en développement. Un nombre limité de JEA (16% à l'heure actuelle) sont affectés aux lieux des divers sièges. Sous la supervision d'un membre du personnel supérieur, les JEA opèrent avec les fonctionnaires nationaux et internationaux, et prennent part à l'identification, la conception, l'exécution, le suivi et l'évaluation des programmes soutenus par les organismes de l'ONU. Les objectifs des missions varient et peuvent se concentrer sur un sujet thématique, sectoriel, régional ou spécifique à un pays. En tant que tel, le Programme des JEA représente un flux permanent de personnel de coopération technique originaire de divers pays sponsors et offre un espace pour des relations privilégiées avec les donateurs du fait de la continuité et de l'histoire de leurs programmes. Par ailleurs, il présente également des opportunités aux collègues et bénéficiaires nationaux de développer des relations interculturelles dans de nombreuses aires spécialisées du monde professionnel.
Les bénéfices pour le bailleur de fondsLes Jeunes experts associés sont considérés comme membres du personnel de rang supérieur pour toute la durée de leur affectation. Historiquement, devenir JEA constitue une des meilleures portes d'entrée vers un engagement durable en tant que fonctionnaire au sein du système des Nations Unies, augmentant ainsi considérablement le « quota de représentation » du gouvernement donateur dans l'Organisation. D'après les résultats d'une analyse statistique récente, quelque 43% des Jeunes experts sont retenus dans le système onusien à la fin de leurs trois années de mission comme JEA. A la fin de ce contrat, de plus en plus d'anciens Jeunes experts sont maintenus à bord de l'ONU soit par le biais du Programme LEAD du PNUD, soit à travers les bureaux de pays avec différentes modalités de contrat de courte et moyenne durée. Pas moins de 21% des membres actuels du personnel du PNUD sont des anciens JEA. Il est également à relever qu'une importante proportion - en constante augmentation - des fonctionnaires supérieurs du PNUD a une expérience de JEA à son actif. A titre d'exemple, de la catégorie des anciens Jeunes experts sont issus environ un tiers des Coordinateurs résidents de l'ONU actuels ainsi que plusieurs hauts fonctionnaires exerçant au niveau de Sous-secrétaire général. Une autre option d'intérêt pour certains gouvernements donateurs consiste à « rapatrier » leurs ex-JEA et les placer dans les agences de coopération et les ministères clés du pays ; ceux-là apportant ainsi les fruits de leur expérience de JEA dans le développement et par là même accroissant les capacités nationales dans ce domaine.
Grande souplesse du Programme des JEALe gouvernement intéressé par cette initiative se trouve en présence de deux alternatives qui offrent plusieurs possibilités à explorer. Il peut soit sponsoriser ses propres ressortissants, soit financer un certain nombre de citoyens originaires des pays en développement. Dans chaque cas, tous les pays donateurs participants bénéficient d'un grand ascendant quant au placement des Jeunes experts au regard de leurs régions, pays et domaines de pratique prioritaires. Dans le même esprit, si le gouvernement désire financer des postes de JEA en faveur de sujets des pays en développement, il se trouvera en mesure de choisir les pays dont les citoyens seront pris en considération pour le recrutement. D'autre part, le gouvernement donateur ne se voit pas dans l'obligation de sponsoriser un nombre quelconque de Jeunes experts pour une année donnée et ce même après qu'il eut signé le Mémorandum d'accord relatif au Programme des JEA. De même, si le donateur désire financer des Jeunes experts, il peut décider combien seront recrutés, en conformité avec la situation budgétaire ou selon d'autres critères. De plus, nous adhérons à une politique de « non improvisation » ; aussi le coût estimé de chaque poste de JEA est-il connu à l'avance et le gouvernement se trouve dès lors en mesure de l'approuver ou non. Enfin et surtout, le Centre pour les JEA se charge de tous les aspects administratifs du Programme des Jeunes experts associés de telle sorte que son management ne soumette pas le gouvernement à une surcharge d'activité qui pourrait lui nuire dans sa capacité à traiter d'autres questions d'ordre prioritaire. Ainsi, le donateur peut entièrement externaliser au CJEA la présélection, les entretiens et la sélection des candidats ou, au contraire, prendre part à certains de ces processus.
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